L’oeuvre de Maurice Frydman (Paris,1926) s’exprime ces dernières années, par l’usage d’un matériau inattendu dans le domaine des beaux-arts : le film plastique. Ce matériau aux mille usages dont l’artiste recule à l’infini, les applications ouvre un territoire d’expression qui lui appartient en propre. Les innombrables plis et replis, étirements et éclatements que Frydman crée en étirant son matériau en torsions et tensions en tous sens font écho aux plis et rides, aux creux et aspérités de la peau. Ils sont les souvenirs d’une période figurative révolue mais toujours vivante. L’artiste s’est ainsi laissé absorber par de nouvelles recherches centrées sur la sublimation du corps, déclinées en de compositions murales matricielles sur draps libres ou tridimensionnelles. Il a mené son passage de la figure à l’abstraction par le médium plastique étiré, noué, déchiré, éclaté et finalement maîtrisé en de nombreuses variations. Après les expositions de Maurice Frydman au Bozar de Bruxelles (2011) et au musée d’art contemporain d’Eupen (2012), il a franchi une nouvelle étape avec une importante présentation au BAL de Liège.

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